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Les TIC facilitent-elles trop la vie des jeunes ?

De nos jours, les TIC (technologies de l’information et de la communication) sont omniprésentes et ce, dès le tout jeune âge des enfants. Il n’est pas rare de voir un élève à l’école primaire avec un ordinateur portable, un iPod ou même un cellulaire. À force d’être en contact avec ces derniers, les jeunes sont de plus en plus habiles à les manipuler. Il s’agit également du jour et de la nuit, dans les écoles, comparativement au début des années 1990, comme le dit François Larose, professeur titulaire à la faculté d'éducation de l’Université de Sherbrooke. Les écoles primaires sont toutes, ou presque, munies d’ordinateurs mis à la disposition des élèves. Il y a, en moyenne, un ordinateur pour six élèves dans les écoles du Québec, bien qu’elles n’aient pas toutes accès à Internet haute vitesse. Toutes ces technologies (Internet, cellulaires, iPod, etc.) offrent une multitude d’outils qui facilitent la vie des jeunes. Mon essai portera donc sur le fait que les différentes technologies amoindrissent grandement l’effort qui doit être fourni par les élèves. Les points abordés seront donc les suivants : l’utilisation positive des technologies de l’information et de la communication à l’école, les utilisations néfastes de ces technologies (surtout, le plagiat), ensuite je me poserai la question à savoir si ces technologies permettent de gagner ou de perdre du temps pour finalement donner mon point de vue, en tant que future enseignante, sur les précautions à prendre et les logiciels pertinents à utiliser.

Avec les technologies qui continuent de se sophistiquer à chaque jour, il est possible de tout faire facilement. Nous n’avons qu’à penser aux correcteurs d’orthographe automatiques ou aux dictionnaires et encyclopédies virtuels qui sont très nombreux pour ce qui est de la langue. Par exemple, les correcteurs intégrés sur les logiciels tels que Microsoft office ou encore les sites Internet comme Bonpatron qui sont accessibles à tous et facile à utiliser. Il est de même pour une simple recherche Google qui prend à peine 30 secondes à effectuer. Celle-ci peut répondre à la plus complexe des questions qui autrefois, aurait demandé des heures de recherche littéraire. Il faut toutefois être vigilant et avoir un esprit critique face à tout ce que l’on peut lire sur les sites Internet. Je mentionnerai, dans mon point de vue, à la fin, les précautions à prendre en faisant ce genre de recherche, afin d’être sûr que l’information qui se trouve devant nous est fiable. Les technologies ouvrent un très large éventail de possibilités quant au travail d’un texte ou d’une image. Les élèves peuvent également échanger et communiquer à distance, ce qui est très bénéfique pour le travail d’équipe, quand les élèves qui forment cette équipe habitent loin les uns des autres, comme on peut le lire sur le site d’Éducnet, enseigner avec le numérique.

Comme on peut le constater, j’en conviens, les technologies ont apporté aux élèves et à l’éducation en général d’énormes avantages qui permettent aux jeunes et aux enseignants de sauver de l’énergie précieuse. Cependant, les jeunes utilisent-ils tous à bon escient ces nombreuses technologies qui sont mises à leur disposition ? Selon moi, la réponse est non. Plusieurs d’entre eux, sans toutefois généraliser, s’en servent afin de faire du plagiat. Le plagiat se résume par «le fait de s'approprier frauduleusement le style, les idées, ou les faits», comme on peut le lire sur le site Wikidipea. Plusieurs solutions faciles s’offrent à ces plagiaires comme sur un plateau d’argent pour commettre la triche souhaitée. La majorité des élèves, lorsque les examens approchent, redoublent d’efforts afin de réussir mais bon nombre d’entre eux ont recours au plagiat afin de maximiser leurs chances de réussir et de s’en sortir aisément, comme le dit Abir Chemli, un Tunisien, dans un article publié dans le journal Le Quotidien. Pour énumérer seulement quelques moyens qui peuvent être utilisés par les élèves, il y a les réponses envoyées sur les téléphones cellulaires, celles enregistrées sur un lecteur MP3, celles écrites sur un bout de papier caché ou sur une partie de son corps ou encore carrément un travail acheté de quelqu’un d’autres, que l’on nomme la fausse copie. En effet, il est réalisable d’engager quelqu’un, en quelques sortes, afin que celui-ci fasse le travail à notre place. Il est aussi possible d’acheter tout simplement des réponses d’examens en ligne. Les possibilités sont presque infinies en ce qui concerne les moyens qui peuvent être utilisés. Même si les enseignants sont avisés et conscients du phénomène, les étudiants sont de plus en plus créatifs et développent des stratégies complexes afin de les duper. Ces élèves passent donc un temps fou à préparer leurs astuces de triche, ce même temps qui selon moi, pourrait être utilisé beaucoup plus avantageusement, soit en étudiant la matière à examen. Pour certains, beaucoup plus d’énergie est déployée à mettre en œuvre une manière efficace de tricher qu’à étudier. Certains élèves disent que l’étude et le «bourrage de crâne» ne sont plus à la mode.

Ensuite, on dit que l’utilisation de ces nombreuses technologies permet aux élèves de gagner du temps, mais pour certains élèves, je crois qu’il s’agit plutôt d’une perte de temps. J’expliquerai cela au sens où le temps qui est gagné en employant une ressource quelconque est souvent mal utilisé par la suite. Par exemple, un élève qui a un exercice à faire à l’école peut très bien décider de le garder pour plus tard, chez lui, avec son iPad ou son ordinateur, puisqu’il y trouvera toutes les réponses facilement et sans effort. Durant le temps qui est alloué en classe pour ce travail, l’élève en question peut donc parler avec ses amis ou ne rien faire. Il faut donc se poser la question suivante : « Les technologies permettent de gagner du temps, mais ce temps récupéré sert à quoi ? ». Il faut donc s’assurer, en classe, que les élèves qui veulent faire un travail à la maison ou qui ont accès à des technologies directement en classe puissent faire bon usage de ce temps gagné, par exemple en s’avançant dans un autre travail ou en faisant des exercices complémentaires. Nous ne devons pas, en tant qu’enseignante, permettre aux élèves de ne rien faire. Tant qu’à cet exemple où l’élève perd son temps, je crois qu’il est mieux d’utiliser les anciennes méthodes de recherche et faire véritablement réfléchir les élèves ! Car je pense que malgré le fait que les technologies de l’information et de la communication sont extraordinaires dans presque tous les domaines, elles laissent croire aux enfants que tout peut être trouvé facilement et qu’il n’est pas nécessaire de réfléchir. À quoi bon apprendre des verbes par cœur quand je peux y avoir accès sur mon ordinateur et même sur mon cellulaire? Dans un sens, je crois qu’un enfant qui dit cela a de bonnes raisons de le croire, mais je pense qu’il est quand même important de savoir quelques notions de base par cœur car il arrivera certainement un moment dans la vie de cette personne où elle aura besoin de conjuguer un verbe, par exemple, et qu’elle n’aura pas ces ressources près d’elle. Un autre exemple, avec les correcteurs automatiques cette fois, serait que l’élève qui fait corriger son texte en entier par un correcteur automatique du type Antidote peut ensuite parler avec ses amis, tandis que s’il avait cherché les mots dont il doutait dans le dictionnaire, l’exercice aurait été beaucoup plus long et plus ardu, mais il n’aurait pas eu le temps de parler et aurait beaucoup plus appris, selon moi, sur les erreurs qu’il avait commises. Je ne dis tout de même pas qu’il faut rester aux vieilles méthodes, mais seulement qu’il faut garder un minimum de travail et de réflexion.

En tant que future enseignante, je crois qu’il faudra apprendre aux élèves comment se servir efficacement des technologies de l’information et de la communication ainsi que des différents logiciels en classe. Ce n’est également pas tout de savoir faire une recherche sur Google, il faut également développer un esprit critique face à l’information qui nous est présentée afin de ne pas croire n’importe quoi. «En effet, il se peut qu'après avoir passé plusieurs heures à rechercher une information, vous vous rendiez compte que son origine n'est absolument pas fiable. On retombe sur le plus grand avantage/inconvénient d'Internet : l'extrême liberté qu'il y règne». (Carlo Revelli, extraites du livre : Intelligence Stratégique sur Internet, 2000). Il faut donc apprendre aux élèves que même si l’information qu’on lit sur un site quelconque nous convient en ce qui concerne l’usage qu’on veut en faire, il faut absolument regarder quelques petites choses. Premièrement, il faut vérifier le nom de l’auteur et se demander qui est cette personne, afin de s’assurer de sa crédibilité, il faut ensuite savoir la date de parution des écrits et si des mises à jour sont effectuées régulièrement, pour être certain que ce qui est écrit est encore d’actualité. Il est aussi très important de dire aux jeunes qu’ils ont le droit de reprendre les idées de quelqu’un d’autre, mais qu’ils doivent citer cette personne pour éviter toute accusation de plagiat. Comme ça, les élèves pourront effectuer leurs travaux honnêtement, sans faire de copier coller n’importe où, et cela réduira peut-être le pourcentage de jeunes qui plagient. Il est très important de sensibiliser ses élèves aux technologies et de leur expliquer clairement ce qui est permis et ce qui ne l’est pas en classe. L’enseignante doit également se tenir informée en ce qui concerne les nouvelles technologies afin d’y adapter son enseignement et d’être capable d’en discuter avec les élèves. Elle pourra également mieux comprendre les outils qu’ils utilisent et savoir comment ils peuvent s’en servir à des fins négatives pour ensuite prévenir différentes situations.

Plusieurs sites et logiciels sont très intéressants à aborder avec les jeunes afin de leur présenter les outils dont ils peuvent se servir et aussi de leur expliquer le bon fonctionnement de ceux-ci afin que les élèves les utilisent adéquatement. Il y a premièrement le site Bonpatron dont j’ai mentionné le nom plus haut qui est une alternative à Antidote et qui, contrairement à ce dernier, est gratuit. Il s’agit d’un bon exemple à prendre pour expliquer aux élèves qu’ils doivent être vigilants car souvent, le site détecte des erreurs qui n’en sont pas car il n’a pas compris le sens de la phrase. Les enfants doivent donc avoir un esprit critique et toujours vérifier les erreurs nommées plutôt que de tout corriger aveuglément. Il est de même pour les sites de traductions comme babelfish car beaucoup de mots incorrectement traduits peuvent se glisser puisqu’il s’agit d’une traduction mot à mot et que le sens de la phrase n’est pas toujours bien saisi. Ensuite, l’Office québécoise de la langue française a également mis en place, sur leur site, un grand dictionnaire qui permet d’accéder à une foule d’informations. Finalement, la commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles a également mis sur son site une interminable liste de différents logiciels éducatifs à utiliser en classe. On y retrouve à la fois des logiciels à installer et des sites Internet gratuits pour tous les cycles du primaire et du secondaire et ce, dans toutes les matières. Je trouve que ce site est très pertinent et donne beaucoup de ressource aux enseignants.

En conclusion, les différentes technologies de l’information et de la communication sont de plus en plus présentes dans nos vies et on ne peut y échapper, surtout en tant que futures enseignantes. Ces technologies sont merveilleuses et permettent une accessibilité phénoménale à l’information en comparaison à autrefois, mais il n’y a pas que des points positifs. En tant qu’enseignante, il faut redoubler de vigilance, car les jeunes sont très créatifs et peuvent trouver des tonnes de moyens de les utiliser à des fins de tricherie ou encore pour gagner du temps et ensuite, gaspiller ce temps. L’explication de la fiabilité des informations trouvées sur Internet est selon moi, très importante, puisque comme cela, ils seront sensibilisés à garder un esprit critique. Bref, les enseignants doivent rester au courant, concernant les technologies et rester vigilant, mais je crois qu’avec de la sensibilisation et une explication adéquate, les technologies qui facilitent tellement la vie des élèves seront utilisées efficacement pour le bonheur de tous.

Marie-Pier

Je certifie que j’ai fait tous les efforts nécessaires pour rédiger ce texte sans fautes.

Références : 1. http://www.educnet.education.fr/primaire/infrastructures/guide_equipement

2. http://rire.ctreq.qc.ca/2010/08/sur-ecran-ou-sur-papier-les-etudiants-utilisent-des-strategies-d%e2%80%99apprentissage-inefficaces/

3. http://logicielseducatifs.qc.ca/ (Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles)

4. http://www.olf.gouv.qc.ca/

5. REVELLI, Carlo, Intelligence stratégique sur Internet, 2000. 220 p.

6. http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=40404

7. http://www.tunisia-today.com/archives/36728

8. http://www.netalya.com/fr/Article2.asp?CLE=10

9. http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/

10. http://fr.wikipedia.org/wiki/Plagiat

majonaka

Auteur: majonaka

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